Savon solide ou gel douche : lequel choisir au quotidien ?
D’un côté, le pain de savon de nos grands-parents, revenu en force dans les salles de bain ; de l’autre, le gel douche, star des rayons depuis quarante ans. Les deux lavent, mais ils ne se ressemblent guère : ni dans leur composition, ni dans leur prix à l’usage, ni dans ce qu’ils laissent derrière eux. Voici un match honnête, poste par poste.
Composition : deux produits qui n’ont pas grand-chose en commun
Premier écart, et il est de taille : la teneur en eau. Le savonnier provençal Marius Fabre, qui défend évidemment son camp mais chiffre son propos dans son article sur les avantages du savon solide par rapport au gel douche, décrit un gel douche classique composé d’environ 5 % d’agents lavants pour 95 % d’eau, quand un savon solide inverse à peu près la proportion, autour de 90 % de matière lavante pour 10 % d’eau. Un flacon de gel douche transporte donc surtout de l’eau, avec les conservateurs et les épaississants nécessaires pour la stabiliser ; un pain de savon est un concentré de matière lavante.
Cela ne fait pas du gel douche un mauvais produit : ses tensioactifs, souvent plus doux que la saponification traditionnelle, conviennent bien à certaines peaux, et sa liste d’ingrédients se décortique comme n’importe quelle autre. Les réflexes que nous détaillons dans notre guide pour lire la liste INCI de vos cosmétiques s’appliquent ici à la lettre : les cinq premiers ingrédients disent l’essentiel de la formule, dans un camp comme dans l’autre.
Prix à l’usage et emballages : l’avantage au solide
Deuxième poste : le portefeuille. À prix d’achat comparable, le solide dure nettement plus longtemps. Marius Fabre avance, pour ses propres produits, l’équivalent de quatre fois plus de douches qu’avec un gel douche classique à prix égal ; l’ordre de grandeur varie selon les marques et la façon de doser, mais le sens de l’écart, lui, ne fait guère débat, puisqu’on n’achète pas l’eau avec. Un site de consommation comme Consoglobe range d’ailleurs la durée de vie et le prix parmi ses six raisons de préférer le savon solide au gel douche, aux côtés d’un argument pratique : en voyage, un savon sec ne compte pas dans les liquides en cabine.
Troisième poste : les déchets. Un pain de savon s’achète nu ou sous un emballage papier ou carton ; un gel douche vient dans un flacon plastique qu’il faudra remplacer à chaque fin de bouteille. Pour objectiver ce volet environnemental au-delà des arguments de marques, l’ADEME a publié un guide « Hygiène et beauté : impacts environnementaux et labels », qui passe au crible plus d’une centaine de labels du rayon hygiène, gels douche et savons compris : un outil précieux pour repérer les logos qui garantissent réellement quelque chose.
Confort de peau : le seul poste où tout dépend de vous
Sur la sensation, impossible de désigner un vainqueur universel. Certaines peaux trouvent le savon classique asséchant, surtout dans une eau calcaire qui laisse un léger film ; les formules surgras, enrichies en corps gras non lavants, corrigent en partie ce défaut. D’autres peaux supportent mal les parfums et conservateurs de certains gels douche. La seule règle fiable : si votre peau tiraille ou démange après la douche, changez de produit ou de famille de produits, et observez la différence pendant deux semaines, exactement comme on le fait pour ajuster une routine, à la manière de notre méthode d’observation décrite dans la routine visage matin et soir. Et pour toute réaction cutanée qui persiste, le bon interlocuteur reste un professionnel de santé, pas un rayon de supermarché.
Notre verdict : le solide par défaut, le gel quand il se mérite
Au terme du match, le savon solide l’emporte sur le prix à l’usage, les emballages et la simplicité de la formule ; le gel douche garde des points sur la douceur perçue de certaines formules et le confort d’utilisation, notamment dans une douche partagée où chacun a ses préférences. Notre recommandation tient en une phrase : essayez le solide par défaut, en version surgras si votre peau est sèche, et réservez le gel douche aux cas où il apporte un vrai plus, en choisissant alors une formule courte et, idéalement, porteuse d’un label sérieux du guide de l’ADEME cité plus haut.
Dernier conseil de transition : ne jetez rien. Finissez vos flacons entamés, puis introduisez le solide à la faveur du prochain achat ; un porte-savon qui draine bien l’eau change tout à sa durée de vie. Et si l’expérience vous convainc, le même arbitrage se pose un rayon plus loin, côté shampoing : la question du produit y rejoint celle du rythme, que nous traitons dans notre article sur la fréquence idéale de lavage des cheveux.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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