Maquillage débutante : par où commencer sans se tromper
Un rayon maquillage, c’est un mur de références et aucune indication sur l’ordre dans lequel les apprendre. D’où la tentation de tout acheter d’un coup, puis de laisser dormir la trousse faute de savoir quoi en faire. Prenons le problème par l’autre bout : trois produits, trois gestes, et des règles d’hygiène qui comptent autant que le choix des produits. De quoi savoir quoi acheter en premier, comment l’appliquer et quand le jeter.
Trois produits pour commencer, pas une trousse
Le réflexe de départ est de réduire, pas d’accumuler. Un produit de teint léger, un mascara, une couleur à poser sur les lèvres ou les joues : avec cela, vous couvrez l’essentiel des matins, et vous apprenez un geste à la fois plutôt que cinq.
Pour le teint, la question n’est pas la marque mais la catégorie : une crème teintée tient le rôle de soin et de maquillage en une étape, un fond de teint couvre davantage et se module, comme le détaille notre comparaison BB crème ou fond de teint. Dans les deux cas, le rendu dépend surtout de la peau en dessous : un visage qui tiraille fera grainer n’importe quel produit, d’où l’intérêt de poser d’abord les bases d’une routine visage matin et soir tenable.
Achetez petit : un format voyage s’épuise avant d’avoir le temps de vieillir et vous laisse changer d’avis sans remords.
Choisir la teinte et lire l’étiquette avant de payer
La teinte est l’endroit où l’on se trompe le plus. Testez le produit sur la mâchoire plutôt que sur le dos de la main, à la lumière du jour et non sous les spots du magasin, et laissez-le quelques minutes : certaines formules foncent légèrement en séchant. Entre deux nuances, prenez la plus claire : une touche de blush la réchauffe, l’inverse ne se rattrape pas.
Le dos de l’emballage vous dira le reste. La FEBEA, fédération des entreprises de la beauté, rappelle la règle européenne : la mention « à utiliser de préférence avant » n’est obligatoire que pour les produits dont la durabilité est inférieure à 30 mois ; au-delà, c’est le petit pot ouvert, suivi d’une durée en mois, qui indique combien de temps le produit reste sûr après ouverture. La liste des ingrédients, elle, se parcourt en quelques secondes une fois qu’on en connaît la logique : notre guide pour décrypter la liste INCI donne les repères utiles, surtout si vous vous savez allergique à une substance.
Les gestes : peu de matière, et on estompe
Le défaut des débuts, c’est la quantité. Posez une noisette de produit de teint au centre du visage, étirez vers l’extérieur, et arrêtez-vous avant d’en avoir assez mis : on en remet toujours, on en retire difficilement. Les textures crème s’étalent bien aux doigts, que la chaleur de la peau aide à fondre ; les poudres demandent un pinceau, tapoté avant application pour ôter l’excédent.
Pour le mascara, essuyez la brosse sur le bord du tube, puis peignez les cils de la racine vers la pointe en zigzaguant légèrement. Et résistez à l’envie de pomper la brosse dans le tube : chaque aller-retour y envoie de l’air et des germes venus des paupières. La revue professionnelle Regard sur les cosmétiques recommande pour ces produits une période après ouverture de trois mois au maximum, bien plus courte que celle du reste de la trousse, comme le détaille notre article sur combien de temps garder un mascara.
L’hygiène fait la moitié du travail
C’est la partie dont les tutoriels parlent le moins, et celle qui vous évitera le plus d’ennuis. Les recommandations de bon usage des produits cosmétiques que l’ANSM met à disposition des consommateurs tiennent en quelques lignes : appliquer un produit « avec des mains propres », « nettoyer ou renouveler régulièrement les accessoires de cosmétiques (pinceaux, éponges, etc.) », ne pas partager certaines catégories de produits, respecter la période après ouverture et les mises en garde de l’emballage — dont la mention « éviter le contour des yeux ».
En pratique : les pinceaux et éponges passent à l’eau tiède avec un savon doux, puis sèchent à plat, poils vers le bas. Les testeurs en magasin se prélèvent avec un applicateur jetable, jamais directement sur la bouche ou l’œil. Et un produit qui a changé de couleur, d’odeur ou de texture se jette, quelle que soit la date imprimée dessus. Si l’un d’eux fait rougir ou picoter à chaque usage, arrêtez-le ; si la gêne persiste, parlez-en à un professionnel de santé.
Reste l’étape que les débuts oublient le plus : ce maquillage s’enlève le soir, entièrement, selon la méthode décrite dans notre article sur le démaquillage du soir. Commencez même par là, avant votre premier achat : savoir retirer proprement un mascara est ce qui permet d’en porter sans y penser.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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